Le mot de Guy Cousineau

président de l’Université Paris Diderot

Guy CousineauAu moment où j’écris ces lignes, nos universités, Paris Descartes et Paris Diderot, mettent la dernière main au projet que nous présentons avec l’Institut de Physique du Globe, l’Observatoire de Paris et l’Institut d’Études Politiques (Sciences Po) dans le cadre de l’opération Campus. Ce projet, qui va bientôt être diffusé dans nos deux universités, me semble tout à fait enthousiasmant et j’espère que vous partagerez ce point de vue.


Si nous avons pu construire ce projet et y attirer de grands établissements, c’est grâce à la forte dynamique du rapprochement entre Paris Descartes et Paris Diderot, dynamique qui doit beaucoup à l’impulsion que lui ont donnée Jean-François Dhainaut et Bruno Varet et au soutien enthousiaste que lui apporte maintenant votre président, Axel Kahn. Ce rapprochement a principalement porté jusqu’à présent sur les Sciences du Vivant et de la Santé, mais il a vocation à s’étendre au-delà.

Comme vous le savez sans doute, toutes les UFR non médicales de Paris Diderot sont en cours d’installation sur un nouveau campus qui se trouve au bord de la Seine, près de la Bibliothèque Nationale de France, dans le 13ème arrondissement. Cette installation, qui a commencé en 2006 et se poursuivra jusqu’en 2012, a été pour nous l’occasion de restructurer fortement certains de nos domaines de recherche. Ce sont les sciences dures qui ont initié le processus en 2006 et notamment la Physique qui s’est restructurée autour de trois grandes thématiques : Physique des deux infinis, Physique quantique et nanotechnologies, Physique macroscopique et application au Vivant. La physique de Paris Diderot compte 15 UMR dont 5 en tutelle principale et 10 en tutelle secondaire sur les sites de l’ENS, de l’ESPCI, de l’UPMC, de l’Observatoire et du CEA. Les Mathématiques et l’Informatique de Paris Diderot ont quant à elles constitué avec l’UPMC, l’ENS, le Collège de France et Paris-Dauphine une « Fondation de Sciences Mathématiques » qui a reçu le label de RTRA et une dotation financière importante de l’Etat. Nos unités de physique, mathématiques et informatiques ont toutes été évaluées A+ ou A par l’AERES et constituent un pôle fort de sciences dures sur lequel nos Sciences du Vivant, et celles de Paris Descartes, pourront à l’avenir s’appuyer.

Cette année, à l’occasion de la préparation de notre contrat quadriennal (Vague C), c’est la Biologie qui est principalement concernée par des restructurations avec l’installation de quatre UMR importantes dans nos nouveaux bâtiments : l’Institut Jacques Monod, dédié principalement au génome, à la biologie cellulaire et au développement, le pôle de Biologie fonctionnelle et adaptative, dédié à la biologie des organismes et comportant des équipes de toxicologie, le pôle « Épigénétique et Destin Cellulaire » constitué uniquement de jeunes équipes recrutées sur appel d’offre, et le pôle de Bioinformatique. Ces UMR, qui s’ajoutent aux laboratoires que nos chercheurs animent sur nos sites médicaux et à l’IBPC, au CEA, à l’INTS, à l’Institut Pasteur, contribuent à un ensemble important de masters et d’écoles doctorales que nous souhaitons partager pleinement avec Paris Descartes. Le contrat quadriennal que, vous préparez actuellement à votre tour, est l’occasion de nous synchroniser et de d’envisager l’avenir ensemble.

Pour Paris Diderot, le choix de quitter Jussieu et de nous installer sur un nouveau campus reflétait la volonté d’acquérir une meilleure visibilité et d’afficher notre identité d’université pluridisciplinaire souhaitant être fortement visible internationalement dans ses trois grands domaines d’activité : les sciences « dures », les sciences du vivant et de la santé, les lettres, langues et sciences humaines. Cela reste notre ambition et j’ai le sentiment profond qu’elle est compatible avec la vôtre. Nous pouvons ensemble être le moteur d’un projet universitaire très ambitieux, qui s’appuie sur nos synergies et nos complémentarités, et qui attire à lui d’autres établissements pour préparer l’université de demain en rapprochant des universités de droit commun et des grands établissements du système sélectif.

J’ai trouvé à Paris Descartes des interlocuteurs de très grande qualité, une écoute exceptionnelle et une réelle volonté de travailler ensemble dans un esprit d’ouverture totale. Cela a fait pour moi de notre rapprochement une aventure humaine exceptionnelle. Je souhaite maintenant que cette expérience puisse être partagée par tous dans nos deux universités. Nous devons entreprendre de mieux nous connaître en multipliant les occasions de nous rencontrer et d’échanger sur les questions scientifiques, pédagogiques et d’organisation, d’intervenir ensemble sur les grands problèmes de notre société. Les années qui viennent promettent d’être riches en projets. Je forme le vœu qu’ils soient très partagés par tous dans nos établissements car c’est la condition de notre réussite commune.


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