Interview de Fanny Kaller, archiviste à l’Université Paris Descartes, rattachée à la Direction des Affaires générales et juridiques

propos recueillis par Geneviève Dagault

Pouvez-vous décrire votre parcours ?

Après un bac scientifique et des études en Histoire, j’ai effectué un DESS en Techniques d’archives et de documentation à l’Université de Haute Alsace, avec un stage de 6 mois au CEA. Ce stage a pu être poursuivi par un recrutement de 18 mois. J’ai exercé ensuite différents emplois auprès de services producteurs dont les Services du Premier Ministre et le Rectorat de Paris, où j’ai travaillé sur des fonds d’archives issus du désamiantage de Jussieu.
Enfin, j’ai été reçue à un concours d’ingénieur d’études à l’INRA avec pour objectifs la mise en place et le suivi des procédures d’archivage pour les 3 centres franciliens de l’INRA. Dans ce domaine, tout était à créer car peu de choses avaient été entreprises depuis la création de l’institut en 1946, mise à part la constitution d’un corpus d’archives orales.

Pourquoi faire le choix de l’Université et donc repasser un concours ?

J’avais le désir d’intégrer l’université, pour diversifier mes domaines d’activités (administration, enseignement et recherche). L’Université Paris Descartes m’intéressait particulièrement car je suis passionnée par l’histoire des sciences et plus spécifiquement par l’histoire de la médecine.
J’ai d’ailleurs réalisé mon mémoire de maîtrise sur un médecin naturaliste de la fin du 18e - début 19e siècle. Intéressée par le poste, il fallait donc que je suive la procédure de recrutement mise en place : repasser un concours externe était inévitable.

Quelles sont vos missions à l’Université ?

Ma mission est de proposer une organisation en matière d’archivage pour l’ensemble de l’Université, dans le respect de la législation en vigueur, en prenant en compte tous les supports (papier, photos, bases de données, etc.) et d’élaborer les outils nécessaires.
Comme pour tout service d’archives, Il s’agit d’être en appui aux services producteurs, tout en essayant de préserver la mémoire de l’Université.

Vos premières actions ?

Je commence par les services et directions du siège de l’Université. Je vais rencontrer les responsables, dresser un état des lieux, donner des conseils et des préconisations.
Je souhaite créer à terme un réseau de correspondants archives sur l’ensemble de l’Université.


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