Charbel MASSAAD - un nouveau directeur pour l’UFR Biomédicale

propos recueillis par Pierre-Yves Clausse et Geneviève Dagault

A l’occasion de ce numéro de rentrée des Di@logues de Descartes, nous avons rencontré Charbel Massaad, directeur de l’Unité de Formation et de Recherche Biomédicale de l’Université Paris Descartes.

Quel est votre parcours ?

Je suis titulaire d’une thèse de doctorat en Endocrinologie de l’Université de Paris 11 obtenue en 1998. Par la suite, j’ai effectué mon post-doc dans une équipe du CNRS-Aventis. Je fus recruté en 2000 comme maître de conférences à la Faculté de Médecine Paris-Sud où je travaillais sur les mécanismes d’action moléculaires des stéroïdes dans le système nerveux. Depuis 2006, je suis Professeur en Biologie Moléculaire et Cellulaire à l’Université Paris Descartes et parallèlement j’anime une équipe de recherche travaillant sur les nouvelles stratégies permettant la remyélinisation dans le cadre de l’UMR 8194, Centre d’Etude de la SensoriMotricité dirigée par Pierre-Paul Vidal.

Pourquoi avoir choisi de devenir directeur d’UFR et comment voyez-vous votre rôle ?

Je me suis présenté sur les sollicitations de mes collègues mais je ne pensais pas accéder à ce poste aussi rapidement. Mon rôle consiste à coordonner l’enseignement et la recherche au sein de l’UFR. Ces deux éléments doivent fonctionner en symbiose au sein d’une UFR, l’enseignement devant s’adosser à la recherche et vice versa. Un directeur de composante doit faciliter et aider la recherche en définissant les axes prioritaires dans le respect du cadre fixé par l’université. Par ailleurs, je dois veiller à l’unité de l’enseignement et toujours faire en sorte que nous proposions le meilleur à nos étudiants en tentant de nous adapter au plus près des besoins de chacun. Nous devons aussi être à la pointe des avancées pédagogiques pour proposer des formations compatibles aux attentes du monde du travail. Il faut donc anticiper les demandes des étudiants et des futurs employeurs qu’ils soient privés ou publics.

Quels types d’aménagements proposez-vous à vos étudiants ?

Plusieurs actions sont mises en place : pour les étudiants en difficultés, nous tentons de palier leurs lacunes en proposant du tutorat mais aussi un renforcement du contrôle continu avec des colles et des interrogations plus régulières. Pour les meilleurs étudiants, nous proposons des séminaires d’excellence animés par des chercheurs et des directeurs de laboratoires dès le L2 - L3. Dans cette optique nous mettons en place des enseignements et des protocoles de TP en anglais dès le L2 afin que nos étudiants soient confrontés à une des exigences de la recherche : la nécessité de maîtriser parfaitement l’anglais scientifique !

Rencontrez-vous des difficultés particulières ?

La gestion administrative est lourde et trop rapide. La marge de manœuvre est mince entre la réalité dans l’UFR et les décisions de la présidence et des conseils centraux. En tant que directeur je suis le lien permanent entre les équipes de recherches et d’enseignements locales et l’institution.

Quels sont vos objectifs ?

Je souhaite améliorer la cohésion et la collégialité dans les décisions prises au sein de l’UFR. Dans un souci de transparence je tiens à ce que toutes les informations inhérentes à l’actualité de l’UFR soient relayées et diffusées à toute l’équipe par courriel et mises en ligne sur le web. En ce sens, un nouveau site internet en français et en anglais est actuellement en cours de développement. Au niveau de l’enseignement : nous devons poursuivre nos efforts afin de nous adapter le mieux possible aux besoins de chaque étudiant. Enfin j’espère créer de nouveaux diplômes d’excellence dans la continuité des masters BioMedical Engineering et Chimie aux Interfaces. Par exemple, nous mettons en place un diplôme d’ingénieur de la santé dans le cadre du PRES.


12, rue de l'école de médecine Paris 6ème | contact | n°ISSN |